Toits verts et jardins verticaux : la révolution urbaine
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Toits verts et jardins verticaux : la révolution urbaine

La construction immobilière est en pleine métamorphose. Elle doit désormais respecter des contraintes environnementales strictes. Pour aller plus loin dans cette transformation écologique, les toits verts et jardins verticaux apparaissent ici et là. Ces solutions naturelles, combinant esthétique et développement durable, sont en passe de redéfinir l’urbanisme moderne. Ce qui n’était qu’utopie commence à se concrétiser.

Quand la construction intègre la nature 

En combinant fonctionnalité, esthétique et durabilité, les toits verts et jardins verticaux représentent une évolution indispensable dans l’immobilier et l’urbanisme. Ils symbolisent une nouvelle ère où la construction ne se fait pas au détriment de la nature, mais en harmonie avec elle. Les professionnels de l'immobilier, architectes, urbanistes et promoteurs ont ici une opportunité unique de redéfinir le paysage des villes, en la plaçant au cœur de leurs projets. 

Qu’est-ce qu’un toit vert ? 

Un toit vert est, tout simplement, recouvert de végétation (sur substrat ou dans des bacs dans le cas d’un toit praticable). Il en existe deux grandes catégories : 

  • les toits verts intensifs, qui sont de véritables jardins avec une large variété de plantes et qui nécessitent un permis de construire ; 
  • les toits verts extensifs, plus légers, non soumis à cette obligation et nécessitant moins d'entretien. 

Dans des villes où les mètres carrés sont comptés comme à Monaco, ceux de certains buildings accueillent même des potagers. L’un d’eux est utilisé par un grand chef local qui se sert des légumes récoltés pour concocter ses recettes. 

En plus de favoriser la biodiversité en créant des habitats pour diverses espèces (insectes pollinisateurs, oiseaux…), les toits verts offrent les avantages suivants : 

  • une excellente isolation thermique, permettant de réduire les besoins en chauffage en hiver et en climatisation en été ; 
  • une réduction du ruissellement en absorbant l'eau de pluie, diminuant ainsi la surcharge des systèmes d'évacuation. 

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Qu’est-ce qu’un jardin vertical ? 

Aussi appelés murs végétalisés, les jardins verticaux sont des installations grâce auxquelles la végétation pousse sur des trames fixées aux façades des bâtiments. Ils ont été popularisés par le botaniste français Patrick Blanc. Il a notamment habillé de verdure les murs extérieurs du musée du Quai Branly à Paris en 2004 et bien d’autres bâtiments partout dans le monde depuis. D’habitude réservés à des édifices publics, de bureaux voire à des centres commerciaux, les jardins verticaux commencent à fleurir sur les façades des logements collectifs. Comme les toits verts, ils ont leurs avantages : 

  • ils contribuent également à l'isolation thermique des bâtiments, hiver comme été ; 
  • ils absorbent les polluants et produisent de l'oxygène, améliorant ainsi la qualité de l'air urbain ; 
  • ils offrent une dimension esthétique, transformant des murs parfois tristes en œuvres d'art vivantes. 

Vos outils

Des vertus sociales et économiques 

Au-delà des avantages écologiques, ces espaces verts en hauteur offrent des bénéfices inattendus : 

  • des études ont montré que la végétation et les espaces verts améliorent le bien-être mental et réduisent le stress ; 
  • un bâtiment doté d'un toit vert ou d'un jardin vertical peut voir sa valeur augmenter, en raison de son esthétique améliorée et de ses coûts énergétiques réduits. 

Une réglementation déjà en vigueur 

Depuis 2019, la loi Énergie-climat imposait aux nouveaux bâtiments non résidentiels et à ceux ayant été lourdement rénovés (locaux commerciaux, industriels ou artisanaux, entrepôts, hangars et parkings couverts) de réserver au moins 30% de leur toiture à des panneaux photovoltaïques ou des espaces végétalisés. Fort logiquement, les premiers ont eu plus de succès vu les économies d’énergie qu’ils génèrent. Mais l’argument de l’isolation a convaincu. Et la loi, cette fois appelée Climat et résilience, votée en 2021, impose depuis le 1er juillet 2023 d’habiller tous les toits de ces bâtiments dès 500 m2 d’emprise au sol, et 1 000 m2 pour les immeubles de bureaux. Pour l’instant, il est prévu de rester sur une surface de 30%. Mais il est envisagé de passer à 40% en 2026 et 50% en 2027. À quand cette obligation pour le résidentiel ? 

Les grands défis du futur 

Malgré leurs nombreux avantages, les jardins verticaux restent un défi pour le futur. Il faudra par exemple choisir des plantes adaptées au climat local, à l'emplacement et qui résistent à la pollution, mettre en place un système d’irrigation intelligent et économe en eau. Leur entretien à un coût. Tout comme l'installation initiale, bien que compensée à long terme par les économies d'énergie. Idem pour les toits verts, qui nécessitent en plus une surveillance régulière pour prévenir les fuites ou les dommages sur la structure du bâtiment. 

Mais face à l'urgence climatique et à la densification des populations, les villes du futur seront probablement confrontées à un manque de verdure au sol. Les toits verts et jardins verticaux apparaissent alors comme des solutions inévitables pour intégrer la nature dans l'architecture globale. Des métropoles comme Singapour, Toronto ou Paris ont déjà adopté ces solutions dans leurs plans d'urbanisme, encourageant, voire imposant, leur multiplication. Des entreprises françaises spécialisées existent et proposent déjà ces prestations de « paysagisme » vertical. Preuve que les choses avancent.

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